La création de la Confédération démocratique du travail est le résultat d'un développement historique objectif, dont la classe ouvrière marocaine avait besoin, pour occuper sa position naturelle dans l'arène de la lutte sociale, politique et culturelle conformément aux conditions historiques de notre pays, et de mener à bien les tâches qui lui sont confiées aux niveaux national, régional et international.
Aujourd'hui, nous avons le droit d'affirmer que la marche des luttes concrètes dans les différents champs et champs nationaux de la Confédération Démocratique du Travail a déjà incarné l'essence d'un travail syndical authentique lié aux préoccupations et aux préoccupations de la classe ouvrière marocaine et de la masses générales du peuple. Le travail syndical, qui ne partait pas de modèles syndicaux spécifiques, mais partait plutôt de la réalité, de ses complexités, interactions et intersections de ses éléments comme référence pour l'analyse, la lecture et l'action. Ainsi, l'interaction de la Confédération Démocratique avec le travail positif lui a fait articuler ses pratiques théoriques et pratiques entre la lutte sociale, la lutte politique et la lutte nationale. Et que la séparation entre ces trois éléments non seulement constitue une faille dans le champ théorique, mais qu'elle entrave également la pratique en tant qu'acte, et marginalise ainsi la classe ouvrière dans l'accomplissement de son rôle historique en contribuant à la libération et à la construction démocratique
Ainsi, la Confédération Démocratique du Travail par la pratique théorique (discours, analyse et lecture) et par la pratique (grèves nationales, sectorielles, protestations et positions) a restauré l'identité de la classe ouvrière et l'a fait sortir d'un état de marginalisation et d'exclusion vers un état de présence et d'action, ce qui lui a permis d'occuper la première place au Maroc malgré tous les obstacles et méthodes de répression et de siège.
La Confédération Démocratique du Travail a fait de grands efforts pour l'unité de la classe ouvrière marocaine sur la base de la défense de ses intérêts matériels et sociaux et de la lutte dans le but d'éliminer toutes sortes d'exploitation de classe et d'oppression sociale (stations 1981, 1984, 1987 , 1990 et 1997), considérant que l'intérêt de la classe L'ouvrière réside dans son unité et sa conscience des rôles qu'elle doit jouer dans les conditions définies par le pays.
A cet effet, la Confédération Démocratique du Travail a constamment cherché à travailler à la prise de conscience des travailleurs car elle constitue une condition du développement des pratiques. L'intérêt pour les questions nationales était également l'un des éléments qui formaient l'identité de la Confédération, et dans ce contexte était la solidarité continue avec la révolution palestinienne pour la libération et la construction de l'État démocratique national palestinien, et la solidarité avec l'Irak dans son épreuve, à la suite de la guerre barbare menée par les États-Unis d'Amérique contre elle.
En résumé : on peut souligner que malgré les difficultés et obstacles objectifs : (arrestations - procès - faibles capacités - biais étatique...) et la collision des écarts théoriques hérités des expériences passées, la Confédération Démocratique du Travail a su faire un saut qualitatif dans le travail syndical au Maroc, et est devenu un élément actif du dynamisme social, économique et culturel au Maroc, et que l'expérience confédérative peut désormais être investie dans l'expérience syndicale mondiale, et comment pas, et elle appelle à la formation d'un front du travail pour faire face aux répercussions sociales négatives résultant de la mondialisation de l'économie et de la défense de toutes les nobles valeurs humaines. Avec une pensée qui distingue entre essence et présentation, entre partiel et total, entre la perspective étroite du travail syndical et la conception holistique de la pratique syndicale, entre questionnement et problématique, entre situationnel et stratégique.
Source traduite de la présentation www.cdt.ma